L’appel de détresse du nord de la Mauritanie Imprimer
Mercredi, 29 Mai 2013 11:55

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz a fait l’impossible en faveur des pauvres, des démunis et doté le peuple mauritanien de réalisations grandioses qui n’auraient pu voir le jour sans lui, parmi lesquelles la résolution du passif humanitaire ce qui a permis aux mauritaniens de se réconcilier et de dépasser les rancoeurs. Il a en effet accompli les réalisations sociales les plus importantes dans l’histoire du pays telles que le lotissement des villes de Nouakchott,  Rosso Zouerate, Nouadhibou et Kaédi dont les habitants les plus démunis ont bénéficié pour la première fois depuis des décennies de parcelles dans leur pays dont la superficie est de 1030000 km2. A cela s’ajoute la réforme de l’état civil qui a constitué depuis l’indépendance une des principales entraves au progrès du pays et aux malheureux événements que le pays a connu.

Lorsque la crise internationale s’est croisée et eu son impact dévastateur sur les prix, dans tous les pays, le fils dévoué à sa patrie,  son excellence Mohamed Ould Abdel Aziz a proclamé qu’il détient un projet sérieux et salvateur pour prémunir les couches les plus vulnérables contre la cherté de la vie et c’est ainsi que plus de 70 milliards d’ouguiya ont été injectés pour financer les deux programmes “Solidarité 2011 et Emel 2012 encore en cours à nos jours.

A cela s’ajoutent le réseau routier moderne ainsi que de multiples autres réalisations dans tous les domaines dont l’ampleur et l’impact sont visibles et reconnus par l’opposition comme la majorité.

Toutefois, le Nord de la Mauritanie d’une manière générale, a besoin aujourd’hui d’un geste généreux du Président de la République pour le délivrer ‘de l’emprise de la pauvreté, de l’exclusion.

Cette région est en effet le nerf de l’économie nationale et nous ne pouvons que nous faire les portes voix de ses populations qui se sentent majoritairement frustrés et laissés pour compte.

Peut-on, en effet, imaginer un  seul instant, l’existence même de l’Etat, sans les richesses du nord mauritanien?

Ce nord du pays si peu peuplé et aux richesses si abondantes où pourtant des citoyens meurent encore des morsures de serpents et où des femmes enceintes meurent encore faute d’ambulances qui, lorsqu’elles existent ne peuvent sauver les patients à cause des routes impraticables.

Ces zones montagneuses difficiles d’accès et où, chaque jour, les habitations discrètes s’écroulent comme des châteaux de cartes dans de nombreux villages, communes et villes anciennes.



De nombreuses villes naguère prospères et vivantes se dépeuplent inexorablement telles que Bir Mogrein, F’Dérick, Choum et Ain Bintili des citadelles pourtant immortalisées dans la mémoire collective et associés à de célèbres résistants et à leurs combats contre l’injustice et tous envahisseurs.

Aujourd’hui, toutes ces contrées jadis célèbres  n’offrent plus au visiteur qu’un spectacle  désolant et affligeant de misère et de sous développement.

Tout cela a condamné à l’isolement et à l’abandon des villes telles que Zouerate, cette cité minière qui a tout donnée a la Mauritanie depuis 50 ans et qui n’a pas aujourd’hui de route bitumée. Dès lors ont peut imaginer ce qu’endurent les autres villes et communes du Nord de la Mauritanie.

La sous alimentation, l’analphabétisme et la soif sont le lot des habitants de la zone d’El Ain Sava comme pour être une localité abandonnée et oubliée ou aucun fonctionnaire (de l’enseignement ou de la santé) n’accepte de servir.

Pourtant, ce nord mauritanien a été et demeure la destination de prédilection de toutes les compagnies et sociétés de prospection minière à l’effet de ‘gisements d’uranium, de diamant et d’or et de fer.

Il est communément admis par exemple que le plus grand gisement d’uranium est celui de Bir Nar au nord de zouérate, découvert par la société australienne Ora Energie, qui non seulement recèle d’un potentiel important mais également très facile à extraire parce que c’est un gisement a ciel ouvert.

Un plan d’exploitation de ce gisement a ciel ouvert au nord du pays serait d’ailleurs en cours de préparation à hauteur de plusieurs milliards de dollars.

Nous savons tous, par ailleurs que ces sociétés étrangères versent des montants faramineux au trésor public en vue d’obtenir des permis de recherche en plus des impôts  permanant par la suite après exploitation.

Les villes du nord mauritanien ont pourtant toutes démontré à maintes reprises, leur soutien au Président de la République lors notamment du meeting de Nouadhibou où il a été accueilli par des foules en liesse venues manifester leur adhésion à son programme en dépit de la conjoncture particulièrement hostile marquée, entre autres, par la sécheresse implacable de 2011 ce qui a conduit à la radicalisation de l’opposition et de ses slogans à la faveur de « dégage », aussi du printemps arabe qui a détrôné des régimes despotiques qui verrouillaient leurs pays depuis de nombreuses décennies...

C’est précisément, à ce moment, que les villes du nord  de la Mauritanie et leurs populations sont sorties en masse pour accueillir le président Mohamed Ould Abdel Aziz comme un message au monde extérieur et à l’opposition à l’intérieur pour leur signifier leur fidélité au Président de la République.

Il est vrai que Transparency Internationale a confirmé que nous disposons de près d’un milliard de dollars en devises au niveau de la BCM.

Mais que consacrons-nous au nord mauritanien?
Combien de cas de cancer et d’autres pathologies ont été contractées par les populations du Nord du pays pour l’extraction de toutes ces richesses des entrailles de la terre sans parler de la dégradation de l’environnement, de la disparition du cheptel du fait des accidents sur le chemin de fer et sur les routes empruntées par les gros camions chargés de minerais?

Combien de veuves, d’orphelins et  d’handicapés à vie peut on aujourd’hui compter du fait de l’extraction des minerais du Nord du pays et qui malheureusement sont laissés pour compte ?

L’adage bien connu chez nous, ne dit-il pas « la peine pour nous et le fruit pour autrui? C’est le cas malheureux qu’endure le Nord du Pays aujourd’hui.

Pourtant, si nous revenons à l’histoire, nous trouvons que les villes anciennes du nord du pays ont toujours été au coeur de l’économie depuis l’âge doré les dattes qui servaient de devises, échangées contre toutes sortes de produits sans parler des caravanes du sel qui venaient s’approvisionner du nord de la Mauritanie.

Enfin, pour peu qu’on médite l’évolution de l’Etat de Mauritanie moderne, on se rend compte à quel point celui-ci s’est bâti, littéralement, grâce aux richesses et aux sacrifices du nord du pays.

Nous demandons donc:

1) Qu’un pourcentage, fixe et permanent des ressources générées par l’exploitation de tous ces gisements, soit affecté au développement du nord où prévalent actuellement la pauvreté extrême, la sous alimentation, l’absence de moyen de communication et la rareté de l’eau.

2) Que l’Etat mette en place un fonds de développement chargé de fournir des réparations et des dédommagements de tous les drames causés par les usines et autres engins utilisés à grandes échelles dans le Nord du pays.

3) Rejetons avec la plus grande énergie, ces cris du désespoir de certains de nos concitoyens du nord du pays qui vont jusqu’à évoquer l’idée de sécession et de division du pays.

4) Réaffirmons notre attachement indéfectible et notre adhésion totale aux idéaux et programmes du Président de la République son Excellence Mohamed Ould Abdel Aziz.


MOHAMED 0ULD SOULEIMANE OULD MAHAH
Secrétaire Général de l’Association
des Maires du Nord Mauritanien