Biladi 364 Imprimer
Mercredi, 07 Octobre 2009 11:35

L’élection présidentielle du 18 juillet, réalisée au forceps, a permis de tourner la page du coup d’Etat, mais elle a provoqué, comme disent les mécaniciens sénégalais de Nouakchott, une situation de ‘’fatiguement général’’ proche d’une apathie totale, aussi bien chez les vaincus que chez les vainqueurs. En effet, depuis, rien ne bouge ou presque dans le pays : inondations, problèmes d’électricité à Nouakchott, effondrement de la monnaie nationale, cherté de la vie, manque de liquidité…

Mais plus grave que cette longue liste: l’absence de perspectives de solutions à ces problèmes que la population et les pouvoirs publics vivent comme étant une fatalité sans remède.

En dépit de ce tableau peu reluisant de la situation du pays, notre groupe de presse Al Bilad (qui édite le journal Biladi) a décidé de s’élargir un peu plus, en lançant une version arabe du journal et deux sites d’informations en continu, en Arabe et en Français. Nous ne sommes pas fous, mais nous sommes, plutôt, des rêveurs. Certes, nous avons beaucoup d’ambition pour ce pays qui, malgré les soubresauts et les secousses de ces derniers mois, pourra bien se relever et faire rêver et chanter tous ses citoyens.

Notre optimisme se fonde sur une foi inébranlable et une conviction établie que la liberté, la démocratie et la concorde, en dépit de toutes les menaces qui pèsent sur le pays, auront le dernier mot. Et que l’espace audiovisuel, dont la libéralisation semble avoir été remise, depuis plus d’une année, aux calendes grecques (c’est le seul projet de loi que le Sénat, pendant le règne de Ould Cheikh Abdellahi, avait décidé de renvoyer à la chambre basse pour une deuxième lecture qui n’a pas encore eu lieu !), sera, un jour, proche ou lointain, ouvert…

La raison en est simple: l’air du temps. A l’heure de l’hyper mondialisation, il serait absurde de chercher à se baricader.
En attendant cela, jugez-nous, chers lecteurs, sur pièces. Nous sommes un groupe ‘’d’apprentis-journalistes’’ qui croient en l’utilité publique de cette profession et qui fera tout pour son encrage dans le pays afin qu’elle arrive à jouer son rôle, celui de contre pouvoir et non pas de pouvoir. Loin de nous l’idée d’être pour ou contre le régime ou l’opposition, notre unique souhait est d’être ce à quoi nous aspirons : des outils d’informations crédibles et professionnelles qui ne roulent pour personne, mais qui défendent, bec et ongles, l’intérêt général de la Mauritanie.