Dia Abdoul : «Il se trouve que ni le pouvoir ni certains ne veulent d’une idée même… Imprimer
Lundi, 05 Décembre 2016 13:48

…logique juste tant que cela touche à leur commerce politique»

Cyber-activiste connu Dia Abdoul un mauritanien qui vit en France a bien voulu répondre à nos questions

Biladi : Sur les réseaux sociaux Facebook en particulier les  échanges entre débatteurs mauritaniens sont souvent peu amènes ; les insultes sont fréquentes, que devrait-on conclure? Que les forums dédiés à l’unité nationale creusent davantage les failles entre Mauritaniens?

Dia Abdoul (AD) : Non du tout à partir du moment où un sujet est abordé une partie corrosive conséquence d’un échange de différents débatteurs ne saurait empêcher ce caractère  haut en couleur.

Biladi : ll y a trois ans de cela vous avez lancé l'idée de dresser des listes à propos de Mauritaniens qui n'arrivent à se recenser, l'idée en question a-t-elle fait son chemin?

AD : Oui mais il se trouve que ni le pouvoir ni certains ne veulent d une idée même logique juste tant que cela touche à leur commerce politique. La société doit se saisir des problèmes que traverse le peuple en collaboration avec les acteurs de l’opposition pour exiger du pouvoir l’arrêt des postures discriminatoires à l égard des noirs

Biladi : En dehors de l'appel lancé via les réseaux sociaux, est ce que vous avez pris langue avec des organisations politiques d'opposition et des ONG de défense de droits afin que celles-ci aident à la mise en œuvre de votre idée destiné à dépasser un recensement que vous jugez discriminatoire? Et si oui, quelles sont ces organisations? Et comment ont-elles réagi par rapport à votre proposition?

AD : Non pour l instant la cyber activité est une articulation de bonne volonté mais aucun travail de terrain n a été entrepris mais une sensibilisation active à permis une mobilisation des jeunes levier de toute activité politique ou sociale au profit du peuple mauritanien.  Je peux vous promettre que l’année 2017 verra des nouveautés notamment un rapprochement avec les partis et surtout un travail de terrain plus ciblé et l implication des ONG qui s occupent des droits de l'homme.

 

Propos recueillis par Camara