B’ il a dit… Imprimer
Jeudi, 28 Mars 2013 10:47

“Les généraux de l’armée morte...”

B’il a dit et redit des tas de choses. B’il dira et redira des tas d’autres choses. Lors de la déferlante d’arrivées, à l’aéroport de Nouakchott,  des présidents des Etats membres de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal, l’occasion a été également - puisqu’on est un peu dans le registre de la mise en valeur, assorti d’un autre, cette fois-ci, se rapportant, à l’éviction d’un civil, l’ex Haut Commissaire de l’OMVS, Ould Merzough -  celle de mettre en valeur nos généraux. Ainsi, le protocole s’est érigé une nouvelle place aux choyés de généraux bien avant les ministres de la République. Les ministres en sont, c’est une évidence, super contents. Ils auraient même accepté, volontiers, de passer derrière tous les militaires du pays. Y compris ceux qui sont en prison, en ce moment, pour les largesses,  qu’ils ont, abusivement, consenties pour quelque homme d’affaire en herbe. Ils se réjouiraient, les ministres de la rectification, de postures bien dégradantes.
Le protocole d’Etat ne saurait agir de la sorte, sans l’injonction ferme du premier citoyen du pays. Un message de ce dernier, sans doute, pour dire, dans ce que disent les messages présidentiels,  aux Mauritaniens et au monde entier que dans ce pays ce sont bien les militaires qui sont aux premières loges. Ce qui veut dire et redire que la logique protocolaire, les formes et les normes républicaines s’effacent allègrement face à l’étoilé le plus falot de la désormais noble race militaire.
C’est un message précis, aussi, à l’adresse des ‘’vils’’ fournisseurs civils, qui ont manifesté toute la semaine dernière, devant l’Etat-major national, pour réclamer des impayés, aux alentours de 350 millions, relatifs à des travaux de BTP. Des travaux presque forcés, et couteux, en plus, si les malheureux fournisseurs devaient se résoudre, un jour, à classer cette affaire dans la sphère de perte et profit. Pourtant, le colonel, responsable de ces impayés, qui s’est donné, lui-même, la liberté d’empocher ce pactole, pourrait bien continuer de se pavaner, dans l’attente d’une promotion prochaine, certaine. Le grade de général serait bien méritoire. Il oserait bien dire et redire à ceux qui s’indignent de son ambition, qu’il a juste récupéré, un tout petit peu de sa part du pays. A l’instar d’autres hauts gradés. Et personne ne daigne le contredire.
L’armée, notre armée, ne cesse de produire, de dire et d’ourdir des tas de choses aussi invraisemblables les unes, les autres. Elle n’arrive même plus à contenir ses dires et ce qui s’en dit. Le lieutenant de la garde nationale, Ould El Hadi Ould Sediq, arrêté pour avoir, dit-on, prêté main de soutien au détenu préventif, Mohamed Ould Debbagh, a dit des choses. Aux enquêteurs, il a tout simplement avoué qu’il a bien  reçu la somme de 500 mille ouguiyas et un bon pour quelques tonnes de ciments. Il a avoué, mais il a dit, dans ce qu’il a dit, qu’il assume. Et que d’autres aussi, au sein de la grande muette, ou ‘’la petite bavarde’’ - on ne sait plus avec la déferlante de scandales - devraient assumer.
En attendant la gendarmerie poursuit sa chasse aux contacts d’Ould Khowmani. Ses amis, les boutiquiers, paisibles, chez qui il aurait acheté une bouteille d’eau minérale, Al Assil, par exemple, dans ‘’son originalité’’, sont appréhendés par les forces gendarmes, en charge de l’enquête. Les arrestations touchent le monde civil, bien sûr, le monde immonde impropre de l’espèce. Mais, on n’évolue jamais vers l’armée, ni chez elle d’ailleurs, que pour promouvoir au grade de général.
Ismaïl Kadaré, convié, ici, dans nos contrée, pour on ne sait quel hasard,  le fabuleux romancier albanais, aurait bien pu réécrire, avec quelques légères retouches son premier roman : Le général de l’armée morte.
Le général avait pour mission, à la fois insolite  et  funeste, de  déterrer les ossements s des soldats morts sur le sol albanais pour les restituer à leur famille.
Ici, le génie de l’écrivain albanais serait de restituer la chair, l’âme, de toute une armée, à la République. Une autre réécriture du titre s’impose, dans le cas mauritanien : ‘’Les généraux de l’armée morte…’’
B’…

Kinross-Tasiast lance l’étincelle…


B’il a dit et redit des tas de choses. B’il dira et redira des tas d’autres choses. ‘’kinross a echoué dans sa tentative d‘annuler une action en justice au près d’un tribunal américain,  l‘accusant de tromper les actionnaires sur sa  mine Tasiast, en Mauritanie, rapporte une dépêche de Reuters. Le juge a estimé que les actionnaires peuvent trainer la compagnie en justice pour les pertes encourues entre le 10 aout 2011 ( date a laquelle kinross a retardé une étude de faisabilité pour la mine de Tasiast. Le juge a aussi permis aux actionnaires de
poursuivre 4 chefs exécutifs de kinross, dont Tye Burt qui a été évincé de son poste de chef exécutif,  en août dernier.
"nous sommes reconnaissants que la cour ait retenu la majorité des plaintes et nous espérons que les actionnaires, qui ont été victimes de fraude seront remboursés " a dit Stanley bernstein, représentant des plaignants.’’
Ici, en Mauritanie, Kinroos-Tasiast continue de puiser l’or en silence, en faisant profiter une coterie de sous-traitants, en connivence intéressée avec ceux qui sont censés dirigés, honnêtement, la mine. Toutefois, les choses ont un peu bougé au niveau de la mine Tasiast.   Réal lacroix, Finance Manager, Andrew Lewiss, finance Director, Derek, Security manager et Ahmed Jiddou, manager département informatique ont tous été limogés. On n’en sait pas les raisons. Mais, le géant ou ‘’le petit’’ de l’or torontois n’arrive pas à se départir de la magouille. C’est une vertu cardinale ou presque chez Kinross-Tasiast. Où le conflit d’intérêt et le passe-droit s’allient et s’arrachent.
On ne peut compter le nombre de responsables chez Kinross-Tasiast qui sont à la fois collaborateurs internes, et externes, liés par un contrat de travail, très clair et précis, et fournisseurs, par ailleurs à cette même société. Les exemples sont troublants. Troublant, bien entendu, chez les autres, qui ne connaissent pas comme les choses fonctionnent au sein de Kinross-Tasiast. Pour les responsables, intra muros, c’est une monnaie courante. Si courante et si évidente, qu’on ne s’émeut même pas là-bas de voir une société de communication, bien cotée, chez Kinross-Tasisat, portant le nom très symbolique, ‘’Etincelle’’ avec comme propriétaire un haut cadre de cette même Kinross. Etincelle, ou Etincelles ! On ne sait si c’est au pluriel ou au singulier. De toutes les façons, déjà, une étincelle est suffisante pour faire de la flamme. Et, il n’y a pas de flamme sans feu. C’est pour dire que chez Kinross-Tasiast on s’emploie à faire feu de tout bois pour piller les ressources nationales. A défaut de voir la couleur, la dorée, éclatante, de l’or, les Mauritaniens se contentent des étincelles lancées par le géant de l’or torontois.
B’…

Le moins zero de la communication


B’il a dit et redit des tas de choses. B’il dira et redira des tas d’autres choses. Al Kunti, c’est son nom. C’en est une partie. Le nom du tout nouveau, tout beau conseiller de communication du président de la République. Celui qui peine à mettre en place ou à fidéliser des journalistes encartés pour défendre la cause de son maître. Sur l’affaire Bouamatou, la cellule communication du président de la République s’est dégonflée, aplatie et s’est terrée derrière les pseudonymes. Pourtant, on les connait assez courageux pour prendre la défense du chef. Aujourd’hui, la couardise et la pusillanimité semblent l’emporter. Les plus zélés parmi eux on les observe,  désormais, sur facebook, se résoudre à poster des trucs qui n’ont rien à voir avec n’importe quel sujet qui fâche. On les voit tantôt publier une vidéo sur l’islamité du boxeur américain Mohamed Aly. Engagés, on lit, quelquefois, chez eux un certain regain de la religion. Des fanatiques, ou presque, plus enclins à publier sur leur page une logorrhée de messages religieux, même si leur passé n’a strictement rien de religieux. C’est dire qu’elle est un peu grippée, la machine de communication du boss.
Al Kunti, quant à lui, sur sa page facebook, il maintient ses propositions salvatrices pour la Mauritanie. Très simple, pour Al kunti, les choses. Biram et tous ces particularistes, il faut les contrecarrer par une approche géniale, pour la relique kaddafienne. Il dit sur sa page que le problème des noirs de Mauritanie doit être résolu en collaboration avec le Mali voisin. Le Mali, se dit-il, qui a un sérieux problème avec les communautés arabes maures et touaregs doit tout simplement céder l’azawad beïdhane comme il dit à la Mauritanie. Et en échange, la Mauritanie concède au Mali la vallée et ses noirs. C’est Al Kunti qui dit ça sur sa page Facebook. L’aurait-il dit à son président, qu’il conseille, ou ne conseille pas.

 

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