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Editorial

Enfin, les choses commencent à s’éclaircir du côté du président Aziz. Il est, apparemment et à moins d’un retournement de dernière minute (ce qui n’est jamais exclu chez lui), décidé d’aller rapidement vers l’organisation des élections municipales et législatives. Tans pis, si les partis organisés au sein de la COD n’y participent pas. C’est ce qu’il a laissé entendre, en recevant les députés de son camp, dimanche dernier. Il semble qu’il les a convoqués pour les mettre en ordre de marche (au sens militaire) pour la préparation des échéances électorales en vue. ...Lire la suite

C4S et Partenaires:Au chevet du Sahel-Sahara Imprimer Envoyer
Jeudi, 21 Février 2013 10:24

Le centre des stratégies pour la sécurité du Sahel Sahara (C4S), lancé en 2011 par notre compatriote Ahmedou Ould Abdallah, en collaboration avec le gouvernement du Niger et l’international Peace institute (IPI), basé à New York, ont organisé, les 15 et 16 février à Niamey, un séminaire international sur les nombreux et multiples défis dont fait face cette région. Objectif : identifier le problème, comprendre ses origines et approfondir les connaissances de tous les partenaires afin d’élaborer une stratégie intégrée  pour le Sahel et coordonner et harmoniser les actions de tous les intervenants locaux, régionaux et internationaux.
Palais des Congrès de Niamey. 15 février, dans la matinée. Des rangs d’écoliers nigériens s’étaient organisés à l’entrée du palais en rangs serrés, suivis d’une grande et diverse foule d’adultes, hommes et femmes, venus applaudir leur premier ministre, Brigi Rafini, qui a ouvert les travaux du séminaire sur la sécurité et le développement au Sahel Sahara. Mais aussi applaudir ceux qui, nombreux, se sont déplacés de leurs pays ou leurs organisations pour pencher sur les affaires d’une région malade, très malade de maux tel que la drogue, le terrorisme et autres problèmes de coexistence entre ses différents groupes ethniques.
Cette rencontre a en effet attiré de hauts responsables de l’ONU, de l’UA, de l’UE, de l’OIF, des personnalités nigériennes, des spécialistes des questions de sécurité et de développement, des médias et des représentants de la société civile de la région. Les envoyés spéciaux du secrétaire général des nations Unies et de l’Union africaine pour le Mali étaient les vedettes de ce conclave.
Le premier, l’ancien premier ministre italien, Romano Prodi, avait exposé, le premier jour, l’ébauche d’une stratégie pour ramener la paix, le calme et la démocratie au Mali. Une stratégie qui appelle la participation de tout le monde et qui peut, a-t-il dit, être revue et corrigée selon le développement de la situation dans ce pays en proie à toutes les difficultés depuis le putsch du 22 mars 2012 contre le président ATT et l’occupation du nord par les mouvements jihadistes armés.
L’intervention de la France, saluée de par le monde pour avoir stoppé l’avancée des Salafistes et libérée  des villes qui étaient sous leur autorité depuis quelques mois, doit être, selon plusieurs participants, renforcée par davantage d’implication des pays de la région et par une action politique et diplomatique bien étudiée.
Quant au représentant de l’Union africaine, l’ancien président burundais, Pierre Buyoya, il est revenu longuement sur le problème malien pour inviter la communauté internationale à coordonner ses interventions afin de leur donner plus d’efficacité et éviter les erreurs dans le choix d’actions onéreuses et inefficaces. Dans ce cadre, il a donné l’exemple du gouvernement américain qui avait financé, à hauteur d’un milliard de dollars, un projet pour la mise à niveau des bérets rouges, un corps d’élite de l’armée malienne, et des unités spécifiques dans le nord du Mali. Il s’est avéré après le déclenchement du conflit au Mali que l’unité, dite d’élite, formée à coup de millions de dollars, n’a tout simplement pas pu tenir son rôle et s’est  effondrée rapidement devant quelques dizaines de mutins. Quant à l’autre unité, celle du désert, la majorité de ses membres avaient décidé de rejoindre la rébellion.

Réfléchir pour agir

Les participants au séminaire de Niamey avaient dressé un état de lieu, sans complaisance, de la situation ‘’fragile’’ et ‘’défaillante’’ du Sahel Sahara, marquée par ‘’l’incapacité’’ de certains Etats ‘’d’assurer une présence et une action effectives sur l’étendu du territoire national et à satisfaire les besoins de base des populations… vivant dans des régions reculées ou isolées’’.
‘’C’est toute la région sahélo-saharienne’’, peut-on lire dans le communiqué final sanctionnant les travaux du séminaire, ‘’ et dans une certaine mesure le Maghreb et l’Afrique de l’ouest qui sont concernés par des vulnérabilités, des fragilités et des conflictualités’’.
Comment peut-on donc faire face à ses difficultés qui n’ont cessé de se développer et de se multiplier ces dernières années ?
Le séminaire de Niamey a dégagé un certain nombre+ de pistes pour répondre à la situation de danger que traverse la région du Sahel Sahara.
Il a ainsi déploré la faiblesse de la coopération régionale en matière de sécurité et de développement, la nécessité de faire participer les populations, la société civile, les femmes et les jeunes dans la gestion des questions sécuritaires. Aussi les décideurs et les acteurs locaux doivent être en dialogue permanent. En plus de cela, on s’est appesanti  sur le rôle que doit jouer le secteur privé et la nécessité de mise en réseaux des actions de tous les partenaires de la région et de celles des centres de réflexion et de recherche avec les centres de décisions politiques.
Notons que le centre 4S a déjà organisé plusieurs rencontres, notamment à Dakar et à Tunis sur les problèmes de la zone sahélo-saharienne. Les conclusions de la présente réunion seront présentées au conseil de sécurité des Nations Unies.

Moussa Ould Hamed

 

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