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Editorial

Enfin, les choses commencent à s’éclaircir du côté du président Aziz. Il est, apparemment et à moins d’un retournement de dernière minute (ce qui n’est jamais exclu chez lui), décidé d’aller rapidement vers l’organisation des élections municipales et législatives. Tans pis, si les partis organisés au sein de la COD n’y participent pas. C’est ce qu’il a laissé entendre, en recevant les députés de son camp, dimanche dernier. Il semble qu’il les a convoqués pour les mettre en ordre de marche (au sens militaire) pour la préparation des échéances électorales en vue. ...Lire la suite

Edito n° 662 Imprimer Envoyer
Jeudi, 07 Juin 2012 13:40

Saïd Djinnit, le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Afrique de l’Ouest a séjourné, samedi et dimanche derniers. Il avait rencontré le président de la République et une grande partie de la classe politique, aussi bien du côté de la majorité que de l’opposition ?
Cet homme, plus ou moins habitué à notre pays pour avoir participé à la négociation du fameux accord de Dakar qui avait mis fin 2009 à la crise constitutionnelle chez, n’est certainement pas venu, comme peuvent le laisser entendre ses rencontres avec la classe politique nationale, pour traiter un problème intérieur en Mauritanie. Il s’est plutôt déplacé jusqu’à Nouakchott pour autre chose, plus importante et plus globale : la crise au Mali. C’est ce qui ressort de ses déclarations à sa sortie d’audience avec Aziz. Il n’avait évoqué que les problèmes du Mali. Aucune allusion aux problèmes politiques internes de la Mauritanie.
Les audiences du fonctionnaire onusien avec les dirigeants politiques mauritaniens étaient juste une couverture pour sa véritable mission qui se rapporterait au rôle effectif que la Mauritanie veut ou va jouer dans la bataille ou, appelons les choses par leurs noms, la guerre pour chasser les Jihadistes qui occupent la partie septentrionale du Mali.
Depuis quelque temps, La CEDEAO, qui semblait au départ être le cadre indiqué pour traiter le dossier malien, s’est éclipsée en faveur de l’Union Africaine dont le président en exercice, le béninois Boni Yayi, s’est déjà adressé aux membres permanents du Conseil de Sécurité, sollicitant leur concours pour une intervention dans l’Azawad.
Il parait que l’option de l’intervention militaire ne fait plus de doute, reste maintenant à définir ses modalités et, surtout, à trouver les soldats qui constitueront la force qui allait intervenir.
C’est dans ce cadre qu’on aurait pensé à l’armée mauritanienne, formée de militaires qui connaissent bien le désert et par conséquent le terrain du nord Mal, pour constituer l’ossature de l’éventuelle force. Le président de la République avait déclaré dans une interview avec des journalistes français que la Mauritanie serait prête à participer à une opération de la communauté internationale au Mali.
Si la Mauritanie participerait directement à cette opération, ce sera une grande erreur de positionnement qui conduira certainement une catastrophe pour le pays. La situation au Mali nous concerne au premier degré, mais cela ne justifie pas d’engager le pays dans une guerre.


 

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